Au milieu des roseaux
Un jour je goûterai
Aux parfums des ruisseaux.
Il suffirait d'oser
Mettre le pied à l'eau.
Le reste irai si vite !
Ainsi jusqu'aux épaules
S'éveillerait le mythe
Sous un plafond de saules.
Et puis il grandirait
Le nez, les yeux, le front.
Bientôt ne resterait
Que quelques brins marrons.
Flottant à la surface,
Ils danseraient, rieurs,
Des menuets fugaces
Au gré de leurs ardeurs.
Libérés, les cheveux
Sombrent dans la démence,
Réclament plus de jeux,
Augmentent la cadence.
Emmêlés comme une âme,
Alors que se dénoue
La mienne qui réclame
Encore un peu de tout.
Laisser le rideau froid
Glisser contre ma peau
Chasse le désarroi
Et balaye les maux.
J'inspire et sors la tête.
Mon sourire à nouveau
Vient saluer la fête
D'entre les grands roseaux.
Une goutte, une note,
Un rien et me voilà !
Les lubies sont bien sottes,
On les aime pour ça.


Commentaires
La Muse (T.) le 07/08/2006 à 17:34:32Et bin, ma foi c'est un peu lourd mais se n'est pas tenebreux^^
j aime bien
T.
Veira Nils site : veiranils.blog4ever.com/ | le 18/07/2007 à 23:07:33
Lourd? Question de point de vue, alors... Je ne trouve pas qu'il soit lourd, il n'est pas non plus aussi léger que certains, mais il est très beau et très plaisant à la lecture. Et encore des images très poétiques et très belles. Que dire d'autre sans me répéter? Je ne sais...
J'ai déjà écrit moi aussi des poèmes plus longs que les sonnets, et j'admets ne pas toujours trouver matière à faire des vers dès que leur nombre devient plus grand que mes autres poèmes. Je pense n'avoir réussi qu'un seul poème long, ou deux, pas beaucoup plus...
J'adore.