Brisée
Du plus petit des soleils
Jaillit le feu de l'espoir
Mêlé de rouge et de noir
Il s'éveille Mais un frisson sans pareille
Vient troubler son allégresse
L'autre matin sous mes yeux Un murmure froid le caresse
Un ange a pris son envol Il s'effraie
Cet être au regard de feu
Ouvrait sa blance corolle Soudain l'ombre retomba
De pétales encore froissés Sur notre duo muet
Un vent inconnu souffla
L'infime lueur frivole Un avertissement secret
Que le vent a engourdie Qui fit frémir mon aimé
Inonde lentement son lit
Il s'envole Interdit il caracole
Ignorant ses soubresauts
Seule au milieu de la nuit Son corps devient trémolos
Sa lumière perçait le ciel Il s'affole
Minuscule îlot de vie
Perdu dans l'onde immortelle Un doute montait doucement
D'océans sombres et glacés Dans nos coeurs effarouchés
Submergeant tout sentiment
Là où l'oiseau fait son nid Qui s'en était emparé
Il apporte quelques branches Ces quelques instants volés
Espérant une revanche
Il sourit Renonçant au Paradis
Il s'écarte du chemin
Je m'accrochai à ses ailes Entrevoyant son destin
Attirée par l'infini Il gémit
Nous rêvions en parallèle
Partageant cette magie Alors l'ange s'emballa
Qui colore le monde des fées Filant à travers les fils
D'une toile qu'on ne voit pas
Jamais son coeur ne balance Rendant toute lutte inutile
Il bat au rythme éternel Nous étions ses prisonniers
Des rayons de l'arc-en-ciel
Et il danse Il ne sait ce qui l'incombe
Mais il sent une main noire
Des nuages par kyrielles Lui indiquer son devoir
Envahirent l'horizon Et il tombe
Le noir fit place au pastel
Que tous deux nous admirions
Tels des amants enlacés


Commentaires
Veira Nils site : veiranils.blog4ever.com/ | le 18/07/2007 à 22:35:13Vraiment très joli, toujours très léger. Je ne sais pas trop de quoi tu parles, mais ce n'est pas très important. C'est très très beau. Une forme originale, inhabituelle, et amusante, comme une chanson. Bravo.